Certains paient 150 euros, d’autres dépassent allègrement les 400 pour le même sésame : le BSR, ou permis AM, n’a décidément rien d’un tarif uniforme. D’un département à l’autre, même d’une auto-école à sa voisine, le coût grimpe ou fléchit sans logique évidente. Ajoutez à cela les frais cachés, les aides régionales discrètes et la jungle des prestations annexes : obtenir son BSR relève parfois du parcours du combattant financier.
Le BSR : à quoi sert-il et qui doit le passer ?
Pour les jeunes qui rêvent de prendre la route avant le grand saut du permis B, le BSR (brevet de sécurité routière) marque un premier tournant. Il permet de conduire un cyclomoteur de moins de 50 cm³ ou une voiturette (quadricycle léger) dès 14 ans. C’est la porte d’entrée pour circuler motorisé, sans attendre la majorité, ni miser sur la voiture classique.
Désormais, le BSR s’identifie à la catégorie AM du permis de conduire. Il concerne toutes les personnes nées à partir du 1er janvier 1988 qui n’en sont pas titulaires. Les générations antérieures, elles, restent dispensées de cette formalité : elles peuvent rouler sans formation supplémentaire. Ce dispositif vise à renforcer la sécurité routière des jeunes conducteurs, en leur garantissant un socle de connaissances solides avant de prendre la route.
Pour s’inscrire, il faut d’abord présenter une attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) de niveau 1 ou 2, ou une attestation de sécurité routière (ASR) pour les personnes non scolarisées. Ce passage obligé atteste d’un minimum de maîtrise théorique, préalable indispensable avant d’aborder la pratique. La formation se déroule ensuite dans un établissement agréé, combinant apprentissage en salle et conduite sur route.
Voici les principaux éléments à retenir concernant le public et les véhicules concernés :
- Catégories concernées : cyclomoteur, quadricycle léger (voiturette)
- Public visé : jeunes dès 14 ans, nés à partir de 1988, sans permis auto
- Documents nécessaires : ASSR 1 ou 2, ou ASR
Impossible d’y couper : toute personne entrant dans ces critères doit suivre la formation pour avoir le droit de circuler en deux-roues motorisé ou en voiturette. La sécurité, ici, ne laisse aucune place à l’approximation.
Coût du BSR : panorama des tarifs pratiqués en France
Le BSR ou permis AM attire chaque année des milliers de jeunes qui souhaitent rouler en scooter ou en voiturette. Mais pour décrocher ce précieux papier, il faut souvent sortir le portefeuille. Les auto-écoles agréées pratiquent des tarifs qui varient considérablement selon la région et la concurrence locale.
À Paris, la facture grimpe rapidement : il n’est pas rare de voir des forfaits s’échelonner entre 180 et 400 euros. En province, la note reste généralement plus douce, la moyenne oscillant entre 150 et 250 euros. Ces écarts s’expliquent autant par la densité d’auto-écoles que par le coût de la vie locale. Le forfait couvre les 7 heures de formation pratique imposées par la réglementation, auxquelles s’ajoute parfois un rappel théorique, même si l’élève a déjà validé l’ASSR ou l’ASR.
Pour y voir plus clair, voici un aperçu des fourchettes et de ce que couvrent la plupart des offres :
- Prix moyen BSR France : entre 150 et 400 euros
- Inclus dans le forfait : formation pratique, prêt du véhicule, accompagnement administratif
- Écart selon la localisation : tarifs plus élevés dans les grandes agglomérations
Certains organismes misent sur des offres groupées, des facilités de paiement ou des remises pour les fratries. Mais tout ne se joue pas sur l’étiquette prix : prenez le temps d’évaluer le sérieux, la pédagogie et la disponibilité de l’équipe formatrice. Un tarif attractif ne compense pas un manque d’accompagnement ou de suivi.
Quels frais annexes prévoir lors de l’inscription au BSR ?
Le montant affiché sur la vitrine de l’auto-école ne résume jamais la totalité des dépenses. Plusieurs frais annexes viennent s’ajouter au coût du permis AM. Avant de s’engager, mieux vaut anticiper tout ce qui s’invite dans la facture finale.
La constitution du dossier s’avère la première étape : l’inscription auprès de l’ANTS (Agence nationale des titres sécurisés) réclame plusieurs documents : justificatif de domicile, pièce d’identité, ASSR 1 ou 2, ou ASR si besoin, et photos d’identité conformes. Prévoyez entre 5 et 8 euros pour ces dernières si vous passez par une cabine automatique. Quant aux frais de gestion administrative (lorsque l’auto-école s’occupe de l’envoi à l’ANTS), ils oscillent entre 20 et 40 euros selon les établissements.
Un autre poste à considérer concerne le matériel requis pour la formation. Casque homologué, gants, blouson, chaussures fermées : si l’équipement n’est pas prêté, il faut prévoir un budget supplémentaire, généralement compris entre 80 et 150 euros. À cela s’ajoute l’assurance du véhicule : même pour l’apprentissage, il faut présenter une attestation d’assurance, temporaire ou définitive, couvrant le cyclomoteur ou la voiturette utilisés lors de la formation.
Enfin, il ne faut pas négliger la JDC (journée défense et citoyenneté). À partir de 17 ans, ce passage est obligatoire pour valider le dossier. Chaque pièce manquante ou oubliée retarde la délivrance du permis, alors mieux vaut vérifier scrupuleusement chaque étape.
Comparer les offres pour choisir la formation BSR la plus adaptée
Face à la diversité des tarifs et des prestations, le choix d’un organisme de formation ne se limite pas à une simple question de prix. Les auto-écoles adoptent des politiques différentes, parfois pour une prestation très similaire sur le papier. Analyser le contenu exact de la formation évite les mauvaises surprises.
Certains établissements incluent le prêt du scooter ou du cyclomoteur dans le forfait, d’autres le facturent à part. Les différences se jouent aussi sur la flexibilité des horaires, le nombre d’élèves par session, la gestion des démarches administratives et la rapidité de traitement du dossier ANTS. Avant de choisir, il est pertinent de faire le tour des critères suivants :
Quelques critères de comparaison
- Durée et organisation : la réglementation impose 8 heures de formation, mais la répartition et la qualité pédagogique varient selon les auto-écoles.
- Contenu théorique : certains organismes se contentent d’un rappel, d’autres insistent sur la sécurité et les spécificités de la circulation à deux roues.
- Pratique : vérifiez si la conduite se fait en circulation réelle ou uniquement sur plateau, et le degré d’implication de l’instructeur.
- Accompagnement administratif : prise en charge complète ou démarches laissées à la charge du candidat : la différence peut peser en cas de dossier complexe.
La liste des établissements agréés est accessible via la préfecture ou les fédérations professionnelles. N’hésitez pas à consulter les avis d’anciens candidats et à comparer la qualité de l’encadrement, l’état du matériel et la disponibilité des équipes. Une bonne formation BSR, c’est celle qui prépare vraiment à la circulation, pas seulement à la validation d’une attestation.
Entre les écarts de prix, les détails cachés et les variantes d’accompagnement, décrocher son BSR demande un œil attentif et un minimum de préparation. Au bout du processus : la liberté de rouler, un vent d’indépendance… et le souvenir d’avoir contourné quelques obstacles pour y parvenir.

