Alfa Romeo 6 Underground : décryptage des cascades au volant de la Giulia

Quatre tonnes de tôle et de mécanique, lancées à pleine vitesse dans les rues de Florence, pour une danse millimétrée sous l’œil impitoyable des caméras. L’industrie du cinéma aime les défis impossibles ; Alfa Romeo a répondu présent, sans masquer les risques ni les exigences des plateaux. La Giulia, elle, a relevé la barre. Jamais maquillée à outrance, rarement allégée, souvent poussée dans ses retranchements. Là où la prudence aurait dicté le recours à des copies modifiées, le modèle d’origine s’est retrouvé, presque nu, au cœur des cascades de « 6 Underground ».

Plongée dans l’univers des Legend Boucles de Bastogne : entre passion automobile et moments forts

Le rendez-vous des Legend Boucles de Bastogne ne se contente pas d’aligner des voitures sur la ligne de départ. Cet événement mobilise des passionnés d’automobile, prêts à vibrer pour chaque passage spectaculaire, et cette année, une Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio a bousculé les habitudes. Sur les routes piégeuses du rallye, la mécanique s’exprime sans filtre. BMW et Mercedes-AMG, adversaires de prestige, croisent ici la trajectoire de l’italienne, chacune affichant ses ambitions et son style.

La Giulia Quadrifoglio ne s’est pas contentée de faire de la figuration parmi les ténors. Son V6 2,9L biturbo de 510 chevaux, mis au point avec Ferrari, a parlé pour elle. La structure repose sur la plateforme Giorgio, alliance de légèreté et de stabilité, pensée par Gianluca Pivetti et son équipe. Côté pneumatiques, les ingénieurs Pirelli ont affiné l’adhérence pour répondre à la moindre exigence du tracé.

Tout au long du week-end, le public s’est rassemblé, les yeux rivés sur chaque passage. Les discussions dans les paddocks tournaient autour de la Giulia : tenue de route incisive, rugissement du moteur, silhouette tendue. Pour beaucoup, l’Alfa n’était plus seulement la vedette de 6 Underground, mais un symbole de performance et de fiabilité transposé sur asphalte et terre.

Cette présence a vite trouvé sa place parmi les références allemandes. Les habitués du rallye ont reconnu l’efficacité de la Giulia Quadrifoglio, capable de rivaliser à armes égales avec les favorites du peloton. Sur cette édition, le modèle italien a marqué les esprits, séduisant autant par son tempérament que par son héritage. Du public français aux passionnés venus de l’étranger, tous ont assisté à une démonstration qui lie le cinéma à la course, la fiction à la réalité.

Coordinatrice stunt donnant des instructions devant une voiture

Comment la Giulia de 6 Underground a électrisé l’événement et inspiré photographes et spectateurs ?

La Giulia Quadrifoglio ne s’est pas contentée de briller dans les rues de Florence devant la caméra de Michael Bay pour 6 Underground. Depuis, elle s’est imposée comme une référence, aussi bien sur grand écran que dans l’imaginaire collectif. Sa teinte vert acide exclusive, conçue spécialement pour Netflix, attire les regards et aiguise la curiosité des amateurs.

Pour permettre aux cascadeurs d’enchaîner les figures, la voiture a reçu quelques ajustements précis :

  • Frein à main hydraulique pour contrôler les dérapages au millimètre.
  • Pneus Pirelli P Zero Corsa adaptés à l’adhérence extrême.
  • Reprogrammation de l’ECU pour optimiser la réponse moteur.

Ces modifications, limitées mais ciblées, ont permis de conserver l’authenticité. Pas de recours massif aux effets numériques : la Giulia a réalisé la majorité des cascades à la force de sa propre mécanique.

Les photographes professionnels et amateurs n’ont rien raté de ce spectacle. Appareils pointés sur la carrosserie, ils cherchaient à capturer chaque étincelle de lumière, chaque trace de gomme laissée sur l’asphalte. La séquence d’ouverture du film, course-poursuite haletante, s’est imposée comme un moment fort : la Giulia, plus qu’un simple objet, incarne un rôle à part entière.

Les spectateurs, venus de toute l’Europe mais aussi d’outre-Atlantique, ont retrouvé à Bastogne la même énergie que celle du film. Le modèle italien a su séduire une nouvelle génération, qui partageait instantanément ses exploits sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés. Le choix de privilégier les cascades réelles a renforcé la dimension spectaculaire de la Giulia. Sa mécanique signée Ferrari, le fameux V6 biturbo de 510 chevaux, et sa capacité à avaler le 0 à 100 km/h en moins de quatre secondes n’ont laissé personne indifférent.

Au fil des épreuves, la Giulia Quadrifoglio s’est imposée comme une muse moderne, capable de réunir cinéphiles et passionnés autour d’une fascination partagée. Sur la route, dans l’objectif des photographes ou sous les projecteurs, elle laisse derrière elle une empreinte difficile à effacer. Qui aurait parié, il y a quelques années, qu’une berline italienne deviendrait la star aussi bien d’un plateau de tournage que d’une spéciale de rallye ?

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